

- Lieu
Théâtre de la Croix-Rousse
- Durée
1h30 (envisagée)
- Tarifs
de 6 à 29 €
- Bord de scène
jeudi 13 mars
Pourquoi les grands ensembles de Seine-Saint-Denis ressemblent‑ils autant aux cités construites en Algérie française dans les années 1950 ? Seul en scène, Salim Djaferi part de cette étrange ressemblance pour mener avec finesse, beaucoup d’humour et une bonne dose d’ironie sa propre enquête sur les mécanismes racistes.
+ À voir si... vous aimez les spectacles qui partent d’une question très concrète pour révéler une histoire beaucoup plus large et très politique.
+ À vivre pour... une performance surprenante pour regarder autrement la manière dont sont construites nos villes.
Présentation
Mêmes longs couloirs, mêmes hauts immeubles, mêmes immenses parvis de béton… Les grands ensembles d’Alger ressemblent à s’y méprendre à ceux de la banlieue parisienne. Des similitudes qui frappent Salim Djaferi né en Seine‑Saint‑Denis. Pour comprendre cette histoire, il entame ses propres recherches : dans les archives publiques et à la rencontre d’urbanistes, de sociologues et d’habitant·es de ces quartiers.
Ces cités sont-elles l’héritage de la colonisation ? Leur construction est‑elle le fruit du hasard ? Est-ce que tout a été pensé et organisé avec la logique ethno‑raciale de l’administration de l’époque ? Sans être alarmiste ou accusateur, le metteur en scène livre une performance sur les voix étouffées et les espaces confisqués.
Avec un humour acide, il déconstruit les mécanismes racistes en s’amusant à révéler les silences dans les documents officiels qu’il a dénichés. Et propose un véritable jeu d’enquête et de cache‑cache avec le public.
Distribution
En images



La presse en parle
"Avec Bâtir, Salim Djaferi signe une deuxième création dans la veine de la première, Koulounisation. Après avoir enquêté sur les mots de la colonisation, c’est à la relation entre cette dernière et l’urbanisme que l’artiste consacre son théâtre documentaire aussi intime que scientifique. Passionnant."
"Bâtir, de Salim Djaferi ou la démonstration implacable d’un racisme d’État."
"Salim Djaferi présente son enquête sur la manière de nommer la présence passée de la France en Algérie. Une performance tout en suspensions et en surprises."
"Salim Djaferi déconstruit avec allant l’histoire de l’immigration algérienne."
Aller plus loin
Mentions de production
Production déléguée : Habemus papam
Coproduction : La Comédie de Saint‑Étienne – CDN, Théâtre Public de Montreuil, La Machinerie – Vénissieux, Théâtre National Wallonie‑Bruxelles, Kunstenfestivaldesarts, Maison de la Culture de Tournai, Théâtre de Namur, Théâtre de la Croix‑Rousse, Les Halles de Schaerbeek, Points Communs – Nouvelle Scène nationale de Cergy‑Pointoise / Val d’Oise, Théâtre Joliette, Les Célestins – Théâtre de Lyon, Coop asbl et Shelter prod
Avec le soutien du Service des arts vivants de la fédération Wallonie‑Bruxelles, La Bellone, Wallonie‑Bruxelles International, Institut français d’Algérie, Wallonie‑Bruxelles Théâtre Danse, Saison Méditerranée 2026, La Maison de la Création de Laeken, Quai 41, taxshelter.be, ING et le tax shelter du gouvernement fédéral belge
création le 27 mai 2026 au Théâtre National Wallonie-Bruxelles




