
Présentation
Shakespeare, Calvario, Torreton... Les forces en présence sont prometteuses pour l'une des créations de cette saison. Figure du mal absolu, Richard, un homme infirme et ivre de pouvoir, hante depuis des siècles l'histoire du théâtre. Il offre à Shakespeare l'argument de l'un de ses drames les plus noirs et les plus incandescents. La barbarie et la sauvagerie de Richard III sont dictées par une soif intarissable du pouvoir. C'est cette quête farouche qui fascine les générations et fait de cette pièce l'oeuvre la plus jouée au monde, avant Hamlet. Seule la distance historique rend tolérable cette fascination du mal. Parallèlement à son succès au cinéma, Philippe Torreton poursuit au théâtre l'exploration de grands personnages dramatiques, engloutis dans la fréquentation du pouvoir. Philippe Calvario lui aussi aime tout autant les auteurs classiques (Shakespeare, Tchekhov) que contemporains (Koltès, Botho Strauss). Les distorsions de l'esthétique sonore ou visuelle qu'il s'autorise face au texte ne sont jamais gratuites, comme dans l'émouvante et remuante Mouette qu'il avait présentée aux Célestins en 2002. Avec Richard III, c'est d'une esthétique barbare que Philippe Calvario souhaite s'emparer avec violence et délectation.
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