Les Célestins, Théâtre de Lyon
Saison 2003-2005

À distances

Jean-Pierre Larroche, Thierry Roisin
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  • Lieu

    Salle Paul Gremeret

  • Lieu(x)

    Les Subsistances

Présentation

Est-ce la caverne d'un savant fou ? L'antre d'un magicien des temps anciens ? L'écrin mystérieux et désordonné d'une boîte à outils ? L'atelier d'un artisan ou celui d'un peintre ? Le grenier d'un bricoleur facétieux et malin ?...
L'univers esthétique de Jean‑Pierre Larroche s'avère inclassable. Avec quelques ficelles, un tableau noir, des poulies, la prestidigitation ne jaillit pas de l'humeur fallacieuse de quelques accessoires truqués et pailletés mais d'objets du quotidien très prosaïques, familiers et bien concrets. Castelet bizarre et bigarré qui fait bourdonner à tout instant nos yeux, fait briller nos oreilles, ébranle joyeusement nos perceptions sensitives et intellectuelles.
Dans son théâtre miniature, en sept pièces brèves, Jean-Pierre Larroche manipule et dévide ses artifices ; il reconstitue une fresque historique par les seuls moyens de l'optique, agite et pétrit marionnettes et rébus, glaise et pâte à modeler, papier, s'amuse avec des toiles peintes ou une pellicule cinématographique.
Il officie en compagnie d'un valet habillé façon "Grand Siècle", invente une armoire à phonèmes en hommage au Roi Lear shakespearien, débat des mérites du Journal de Paul Valéry avec un simple verre d'eau et sa carafe, fait se dérober le pied d'un tabouret jusqu'à la chute d'une pile d'assiettes... Autant de bibelots inspirés car habités d'âmes sonores.
Les mécanismes qui régissent le rapport de l'homme au monde y sont exhibés, démontés, auscultés, grâce à cette palette d'incongruités festives et d'accidents improbables mais toujours... réussis. L'étonnement est convoqué à tout instant. Ce Merlin l'Enchanteur joue diaboliquement bien avec notre expectative.
Bref, la surprise est le maître-mot d'un spectacle ludique qui conjugue ou détruit tous les liens de cause à effet et provoque des coq-à-l'âne bigrement astucieux.
Nous sommes ravis, captifs, abasourdis face à tant d'ingéniosité, envoûtés par cet évident "bruit que les mots disent", comme autant de tropismes inconscients mais bien réels, burlesques et spirituels. Notre crédulité, notre foi en l'illusion sont mises à mal et... c'est tant mieux !

Distribution

Coproduction Les Ateliers du spectacle, Beaux Quartiers, le Théâtre de la Marionnette à Paris, le Théâtre de Cornouaille à Quimper, Massalia Théâtre de Marionnettes à Marseille, le Vélo Théâtre à Apt
Production Jean Barbe, Les Ateliers du spectacle
Chant Richard Dubelski (partition pièce 5)
Musique Michel Musseau (dela pièce 4)
Avec le soutien de ADAMI, THECIF, Christian Narcy ( Société Les Ateliers du spectacle), Théâtre du Soleil, Julie Bernard, Madame Chion, Jean-Michel Marchais, Daniel Michel, Napo, Sylvie Papandréou, Gérard Pistillo
Réalisation images multimédia Mathieu Simon, Nelly Maurel
Créateur(s) costumes Jacotte Sibre
Comédien(s) Jérémie Garry, Jean-Pierre Larroche
Régie Jérémie Garry
Assistant(s) à la mise en scène Balthazar Daninos
Créateur(s) son Balthazar Daninos
Auteur(s) Jean-Pierre Larroche, Thierry Roisin, Benoît Fincker
Conception Jean-Pierre Larroche
Metteur(s) en scène Thierry Roisin
Créateur(s) lumière Benoît Fincker

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