
- Lieu
Les Célestins
Présentation
D’où vient Siméon ? D’où tient‑il cette faculté intacte d’émerveillement ? On le regarde comme un étranger. Lui apprivoise le monde à chaque instant. On le trouve « d’une laideur pathétique ». Lui sait encore voir la beauté. Son innocence porte tous les espoirs du monde. Anti héros, sa candeur donne au roman de Maurice Pons toute sa puissance poétique et cocasse. La rencontre entre l’auteur et le metteur en scène est fusionnelle. Les mots de l’un, les images de l’autre semblent nourris d’une même exaltation. Ils laissent des images fortes, des goûts dans la bouche et la même impression d’un regard inédit sur le monde. Obsédé par l’idée du voyage, fasciné par l’exploration de l’écriture, Wladyslaw Znorko a trouvé dans Les Saisons l’écho d’une errance familière. Son théâtre, nourri de culture d’Europe de l’Est, a gardé le sens des émotions brutes et immédiates, des sensations visuelles ou acoustiques fortes. Il semble prédestiné aux steppes imaginaires du roman de Maurice Pons. Dans la souffrance de Siméon, la fable des Saisons puise la force de croire en un monde meilleur. Il fallait un comédien rare pour incarner la vitalité de cette résistance au désespoir. Wladyslaw Znorko a choisi Denis Lavant.