
- Lieu(x)
Chapiteau Gerland, Stade Tola Vologe
Présentation
Le chapiteau se dresse comme le cône noir d’un volcan. La porte s’ouvre, nous nous asseyons sur de petits coussins au centre de la demi-lune, face à la piste et dos à la coursive qui nous encercle. L’espace scénique est éclairé par un puits de lumière venant de l’extérieur. On se laisse bercer par la musique. Le tonnerre gronde, on ferme les yeux. Nous sommes dans un conte, nous sommes dans une forêt, dans le château de Macbeth, partout à la fois. L’univers est chargé d’ambiances nocturnes et d’humanités questionnées. Fragile et ténu, le centaure apparaît quand l’homme et le cheval semblent ne faire qu’un, portés par la même émotion du personnage. Rien de virtuel, rien de mécanique, ces acteurs ont la fragilité du vivant. Les mots fusent, projetés au galop ou murmurés dans une marche tremblante, ils sont cinq comédiens et douze chevaux pour raconter cette histoire, pour aller jusqu’au bout de ce rêve. Dans le dialogue entre l’homme et l’animal transparaissent les heures et les jours passés ensemble pour dessiner chaque rôle, lui donner force et faiblesse, sensualité et monstruosité, tendresse et démesure, pour raconter cette histoire pleine de bruit et de fureur.