En réalités

  • Théâtre
D’après
« La Misère du monde » de Pierre Bourdieu
Mise en scène
Alice Vannier
Avec
Anna Bouguereau, Margaux Grilleau, Thomas Mallen, Sacha Ribeiro, Vincent Steinebach, Judith Zins

En réalités donne la parole à celles et ceux qui subissent, sous une forme ou sous une autre, la misère sociale du monde. Une proposition magistrale qui remporta, en 2019, la première édition du Prix Célest’1.

Publié en 1993, La Misère du monde est le résultat d’une enquête de terrain menée, sous la direction de Pierre Bourdieu, par une équipe de vingt-trois sociologues. Une enquête qui ne porte pas uniquement sur la « misère de condition » liée à la pauvreté matérielle, mais aussi sur « la misère de position » liée à la situation inférieure que peut occuper un individu dans un univers privilégié. C’est ainsi un éclairage sur tous les champs de la société qui nous est présenté. À travers l’interview d’un couple de SDF, d’une secrétaire de direction, d’un travailleur immigré, de deux gardiens d’immeubles, d’une chômeuse, de trois lycéennes, d’une femme en maison de retraite…
Ces femmes et ces hommes s’accusent indirectement d’être les bourreaux les uns des autres. Sans même savoir qu’ils sont reliés par des conflits, des combats, des rêves communs. « Malgré le titre du livre, je crois que ce projet est porteur de beaucoup de joie, d’espoir, et même d’humour, fait observer Alice Vannier. Car ce qui ressort de ces témoignages, c’est avant tout le courage d’avouer la difficulté de se sentir exister. » Incarné par un formidable groupe d’interprètes, ce spectacle choral met en résonance des visions de la réalité qui s’opposent et se complètent. Tout en donnant corps à un théâtre qui cherche et bouge incessamment, pour nous immerger pleinement dans la vie.

 


QUINZAINE
Courir à la Catastrophe

« Courir pour ne pas s’enraciner, courir le monde, courir les rues, courir à perdre haleine… Se dépasser, se déborder, se chercher, se tromper, tomber… Au risque, qui court, toujours, d’aller à la catastrophe. »

Tel est le leitmotiv de la jeune compagnie lyonnaise Courir à la Catastrophe, lauréate du Prix Célest’1 en 2019, et mise à l’honneur du 4 au 16 janvier avec trois spectacles à l’affiche dont une création. L’occasion de découvrir le travail de cette compagnie qui s’empare de questions politiques pour créer des œuvres ne nous éloignant pas de la vie mais au contraire, nous y plongeant pleinement, un théâtre qui cherche sans arrêt, qui fouine, qui racle, qui s’essaye à démonter les mécanismes pour comprendre un peu mieux qui nous sommes et ce que nous faisons.

  • PRIX CÉLEST’1 2019 - Grand format
  • Report 2019-20
Durée
1 h 35
Lieu
Célestine
Dates
Prix des places

de 10 à 26 €
Pass CALC dès 2 spectacles de 8 à 13 € / place

+ Détails des tarifs

Réserver

Adaptation – Marie Menechi, Alice Vannier / Collaboration artistique – Marie Menechi / Scénographie – Camille Davy / Lumière – Clément Soumy / Son – Manon Amor

Production : Compagnie Courir à la Catastrophe / Antisthène
Coproduction : Théâtre 13, Théâtre des Clochards Célestes

Avec le soutien de : Arcadi Île-de-France, Fondation Polycarpe, ENSATT, Opéra de Massy, SACD

« En 1h30, l’équipe convertit discours analytique et entretiens en scènes successives, faisant intelligemment théâtre de tout et avec peu ». Sceneweb

« Trouvant constamment le bon équilibre, la troupe séduit par sa capacité à livrer frontalement un message politique qu’ils se sont appropriés tout en faisant absolument confiance à l’art théâtral pour relayer leurs préoccupations ». Le Petit Bulletin

« Avec peu, Alice Vannier fait beaucoup. Sa mise en scène virevoltante, rythmée, frappe les esprits, réveille les consciences endormies. Véritable uppercut théâtral, En réalités est un spectacle d’utilité public, le voir est une nécessité ». L’Œil d’Olivier

« La pièce est limpide dans sa construction, et on est frappé par l’effort de rigueur intellectuelle dans son travail de vulgarisation. Elle est portée par des acteurs justes, profonds et drôles, aussi à l’aise dans la peau des personnages interviewés que dans celle de cette espèce humaine mystérieuse et cocasse qu’on appelle les sociologues ». I/O Gazette