Le Faiseur de théâtre

De
Thomas Bernhard
Mise en scène
Christophe Perton
Avec
André Marcon, Manuela Beltran, Éric Caruso, Barbara Creutz, Agathe L’Huillier, Jules Pélissier

Radicalement désespéré, joyeusement sarcastique, le grand auteur autrichien Thomas Bernhard porte un regard au vitriol sur la petitesse de nos vies tragicomiques.

Il parle, digresse, n’en finit pas de discourir. Disserte sur la vie, sur l’art. Ainsi que sur le théâtre. Comédien d’État en tournée, Bruscon doit jouer dans une petite bourgade d’à peine trois cents âmes, au fin fond de l’Autriche. Au programme, un de ses propres textes, qui fait sa fierté : une vaste « comédie de l’humanité » courant de César à Churchill, en passant par Napoléon… Mais la salle de danse qu’il a louée est poussiéreuse et humide. Finalement rien ne va.
Comme toujours chez Thomas Bernhard, le théâtre est ici l’occasion de récriminations et de ressassements. D’un jaillissement continu de mots qui associe drôlerie et métaphysique du malheur. Pour incarner ce personnage-monstre qu’est Bruscon, Christophe Perton a choisi le grand acteur André Marcon. Nous l’avions accueilli dans La Locandiera et Le Malade imaginaire. Il revient chargé de sa puissance terrienne pour conférer profondeur et cocasserie à ce chant du cygne aux airs d’opérette.

Spectacle
Durée
1 h 50
Lieu
Grande salle
Prochaines dates
    Prix des places

    de 9 à 38 €

    + Détails des tarifs

    Informations

    Spectacle Focus

    Réserver

    Texte français – Édith Darnaud (© L’Arche Éditeur) / Scénographie – Christophe Perton, Barbara Creutz / Son – Emmanuel Jessua / Collaboration artistique – Camille Melvil / Costumes – Barbara Creutz assistée de Pauline Wicker

    Production : Scènes et Cités
    Coproduction : Théâtre Liberté – Scène nationale de Toulon, Théâtre Déjazet – Paris, La Maison des Arts du Léman – Thonon-les-Bains
    Avec le soutien de l’ENSATT
    L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté (www.arche-editeur.com)

    Création en janvier 2019 au Théâtre Déjazet

    On rit, on a le cœur serré. Un des plus beaux spectacles que l’on puisse voir si on aime le théâtre.  Le Figaroscope

     

    André Marcon porte magistralement ce verbe où le dégoût du monde épouse la rage de l’aimer quand même. Télérama

     

    La présence colossale d’André Marcon prend une dimension falstaffienne tandis que sombre son destin dans une image finale grandiose. L’Express

     

    André Marcon subjugue dans Le Faiseur de théâtre, de Thomas Bernhard. Drôle, féroce, jubilatoire. lefigaro.fr

     

    Bord de scène : ven. 12 avr. rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation